Déterminer le risque

S’entendre pour créer une ambiance de sécurité

et de respect dans le milieu ecclésial

 Première étape – Déterminer les risques

 

L’ensemble du ministère et le niveau de risque qu’y s’y rattache indiquent leniveau de sélection que l’on doit appliquer pour le choix du candidat. Il y a quatre éléments à considérer pour déterminer si le niveau de risque est élevé ou modéré.

 1. La clientèle

On doit tenir compte de la fragilité de la clientèle. Les jeunes enfants, les ados en difficultés, les personnes défavorisées, ou ayant des handicaps, des déficiences intellectuelles, des troubles émotifs, et les personnes âgées diminuées sont les plus vulnérables. Une personne vulnérable est celle que l’on peut facilement exploiter ou dont on peut abuser parce qu’elle est incapable de se protéger complètement elle-même, en fonction d’une immaturité de jugement ou d’une autre cause qui l’empêche d’agir en toute liberté.  On doit donc considérer les facteurs suivants :

  •  l’âge
  •  les troubles émotifs  
  • la maturité     
  • la solitude
  • l’histoire d’abus  
  • l’habileté de communication et d’expression    
  • les handicaps
  • la dépendance
  • la santé physique  
  • la santé mentale
  • la possibilité de crise ou de traumatisme     

 2. Le lieu

 On doit tenir compte des situations dans lesquelles les services sont à rendre– soi seul ou avec d’autres, dans un endroit sécuritaire ou douteux.  Où l’activité aura-t-elle lieu?  À la maison, dans une voiture, à la salle paroissiale, dans un lieu de camping, dans un endroit retiré ou en public?  On peut se poser les questions suivantes :

  • Ce poste requiert-il du travail en un lieu isolé ?
  • Ce poste requiert-il un contact non-supervisé avec une personne vulnérable ?
  • Une autre personne peut-elle avoir accès au client lorsqu’il se trouve avec ce chargé de ministère ?
  • Y aura-t-il nécessité de déplacer physiquement ou de transporter des clients vulnérables ?
  • Existe-t-il des possibilités de contact avec des liquides corporels ou des maladies contagieuses ?
  • Le poste exige-t-elle une activité dans un endroit gênant, douteux ou non sécuritaire ?

 3. L’intensité de l’activité

Il est indispensable de connaitre « l’autorité  perçue » de la personne qui offre le service.  La fréquence et l’intimité des rencontres sont de la plus haute importance.  L’accompagnement en tête-à-tête d’une personne endeuillée est une activité bien plus intense que la préparation et la livraison des paniers de Noël.  Il faut donc prendre en considération les points suivants :

La personne chargée d’un ministère :

  • Doit-elle être en contact physique avec la clientèle ?
  • Aura-t-elle un travail auprès de jeunes enfants dans un milieu où le toucher, le déplacement, l’apprentissage à la salle de bain font partie intégrale des tâches ?
  • Devra-t-elle changer les vêtements, donner un bain, déplacer un client ?
  • Aura-t-elle à déployer des efforts physiques ou d’endurance, tel que déplacer une personne à son fauteuil roulant ?
  • Aura-t-elle à travailler avec des clients souffrants de troubles émotifs ou de traumatismes ?
  • Sera-t-elle sujette à un haut niveau de stress, de tensions émotives et d’épuisement à cause de ses fonctions ?
  • Aura-t-elle accès à de l’information confidentielle au sujet du client ?
  • Devra-t-elle manier ou gérer des fonds, des dons ou des chéquiers ?
  • Devra-t-elle posséder des connaissances ou des habiletés particulières ?
  • Subira-elle des moments de stress émotif, tels une perte, une peine ou un deuil, dans le cadre de ses fonctions ?

4. La supervision

Il est très important de se soucier de la supervision de tout poste classé à risque.  Les questions suivantes sont à considérer :

  • Quelle est la qualité de la supervision de la personne chargée du ministère ?
  • Cette personne a-t-elle accès à son superviseur quand elle en sent la nécessité ?
  • A-t-on prévu un échange à intervalles réguliers entre le superviseur et le chargé du ministère ?
  • Le client est-il consulté sur la performance du chargé de ministère ?

À noter : Comme règle générale,tout poste en ces ministères doit être examiné à la lumière du niveau de risque.  Lorsque le niveau de risque est difficile à déterminer, le poste est classé comme étant à risque élevé.

 Critères de niveau à risque élevé

Un poste est classé comme étant de niveau à risque modéré ou élevé. Ci-bas, les critères de base sont indiqués pour un poste à risque élevé (lorsqu’ils sont utilisés dans certaines circonstances ou une combinaison de situations). Si aucun des critères suivants ne s’applique, alors le poste est classé risque modéré.

 La clientèle

  • Un enfant de moins de 16 ans
  • Une personne ayant des déficiences physiques, mentales ou émotives
  • Une personne âgée et de motricité réduite

 Le lieu

  • Un endroit retiré (tente, chalet, maison privée)
  • Une pièce sans fenêtres
  • Un véhicule motorisé
  • Un endroit où l’on fait des rencontres en tête-à-tête

 Les fonctions

  • Des visites à domicile, dans les foyers de soins à longue durée, dans les hôpitaux.
  • Du travail de nuit
  • Une activité exigeant un effort physique ou émotif soutenu
  • Le maniement ou la gérance d’argents, de fonds
  • Le contrôle les biens immobiliers de la paroisse (incluant la possession de clés aux bâtiments paroissiaux)
  • L’accès aux documents de haute confidentialité (personnel, médical, finance)

 La supervision

  • Peu ou pas de supervision
  • Aucune documentation de réunions ou d’activités

Ces critères ne sont pas exhaustifs. Ce sont des lignes directrices utilisées afin de déterminer le niveau de risque des postes courants. Certaines conditions particulières méritent que le niveau de risque soit ajusté. Le Curé, en consultation avec le Responsable paroissial d’un sain environnement ecclésial, peut prendre la décision et, s’il y a lieu, modifier le niveau de risque pour un ministère particulier de sa paroisse.


Coordonnateur de l'environnement sain