Vérité et réconciliation - Vidéos

 

Mgr Albert LeGatt centre ses réflexions hebdomadaires sur différentes problématiques qui encourent la réconciliation, et sur comment nous, comme Église et aussi comme plus grande société, devons aller de l’avant. Nous avons tous une part à jouer, et nous devons tous être des acteurs dans les chemins de guérison et de réconciliation.

 

Nouvelle vidéo

 

Le 1er avril 2022 : le pape François offre ses excuses aux peuples autocthones du Canada.

 

 

Mgr LeGatt - Une demande officielle de pardon
À la suite de la plénière annuelle de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CÉCC), où une demande officielle de pardon a été prononcée à l’unanimité par tous les évêques du Canada auprès des peuples Autochtones, pour la part qu’a joué l’Église Catholique dans le traumatisme de la colonisation, surtout pour son implication dans les Pensionnats Indiens, Monseigneur Albert propose une réflexion sur le sens de cette demande de pardon. D’abord, c’est l’œuvre du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit façonne le cœur de tous les Catholiques depuis quelques temps, en amont de cette demande totale et sans équivoque de pardon. Si nous croyons sincèrement que nous sommes Uns dans le Christ et que nous avons tous part dans Son Amour, nous devons aussi croire que nous sommes unis dans le péché, et que nous portons tous le péché des Pensionnats Indiens. Ainsi, nous avons tous une part de la responsabilité à porter : responsabilité à nous informer et à être des acteurs dans les nombreuses œuvres de réconciliation qui nous attendent. Nous avons vraiment toutes et tous une part à jouer. Certes, les 30 millions de dollars en efforts de prélèvements de fonds qui seront entrepris par les diocèses canadiens dans les années à venir font partie de cet effort, mais cela constitue seulement une partie du plus grand effort individuel, personnel, et collectif que nous devons tous entreprendre en cette œuvre de la réconciliation qui nous attend. Nous partageons tous dans la responsabilité, et nous faisons tous partie, par le Saint-Esprit, dans les chemins d’avenir.

 

 

Vidéos précédentes

 

215 - En aval de la découverte dévastatrice de ces 215 enfants autochtones, enterrés en des tombes anonymes à un pensionnat autochtone sur la Première nation Tk'emlúps te Secwépemc, Monseigneur Albert prend un moment pour réfléchir sur la partie active qu’a joué l’Église catholique sur la tragédie de la colonisation ici au Canada. Pour réfléchir aussi sur ce que cette récente découverte signifie pour nous ici, au Manitoba.

Et aussi pour réfléchir sur notre réalité actuelle : le racisme, ce n’est certainement pas une affaire du passé. Comment devons-nous, comme société, poursuivre les chemins de la réconciliation? Comment devons-nous réagir à une telle découverte, d’une façon qui va plus loin qu’une simple symbolique?

 

Poursuivre les chemins de la réconciliation - Monseigneur Albert poursuit sa réflexion sur les chemins de réconciliation avec les Peuples Autochtones. Nous y avons tous une part à jouer, et nous portons tous la responsabilité d’être agents pour la poursuite de ces chemins de guérison, par le biais de l’écoute, de la reconnaissance, des excuses, et aussi de l’action. Nous devons attentivement poursuivre une introspection pour identifier et travailler les semences de colonisation, de racisme, et de haine, qui pourraient se trouver dans notre coeur, comme nous continuons, humblement, comme Église, à aller de l’avant sur notre chemin humain et Chrétien.

 

Écoutons activement pour bâtir les chemins de la réconciliation - Le 21 juin étant la Journée nationale des peuples autochtones, Monseigneur Albert propose une réflexion sur ce que les personnes non-autochtones doivent d’abord faire: l’écoute active et humble des expériences et de la sagesse que les personnes autochtones partagent. Certainement, nous devons tous passer à l’action suite à la récente découverte de 215 tombes anonymes d’enfants sur le site de l’école résidentielle qui était sur le territoire de la Première nation Tk'emlúps te Secwépemc, et de découvertes semblables qui l’ont précédée, incluant l’iniquité systémique à laquelle les personnes autochtones au Canada continue à faire face. Mais d’abord et avant tout, l’action la plus pressante que les personnes non-autochtones doivent prendre, c’est une écoute authentique, vraie, et humble, pour ensuite mener aux changements plus concrets et durables. Surtout maintenant que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des personnes autochtones est à veille d’être adoptée par le parlement canadien, continuons, ensemble, à bâtir les chemins de guérison, de réconciliation et de paix.

 

Continuons à écouter, et à prier
Nous avons su la nouvelle hier d’encore une autre découverte de tombes anonymes à une école résidentielle, cette fois-ci sur la Première Nation Cowessess en Saskatchewan. Nous continuerons sans doute à apprendre de telles nouvelles au cours de l’été et des années à venir. L’Église catholique a été complice dans la tragédie de la colonisation, et dans les événements qui ont suivi, incluant la gestion de nombreux Pensionnats indiens sur la terre que nous appellons aujourd'hui le Canada. Nous pouvons effectivement qualifier ces horreurs de génocide. Aujourd’hui, comment devons-nous composer avec ces réalités? D’abord, nous devons écouter. Sans se précipiter à émettre des paroles rapides, mais écouter : de permettre aux personnes Autochtones de guérir, de suivre leur exemple, de nous informer, et d'humblement continuer à chercher les chemins de réconciliation avec eux. Les réponses sont nombreuses et complexes. La responsabilité est partagée par tous. Nous devons leur être attentifs, et marcher humblement avec eux sur les chemins de la réconciliation: ces chemins auxquels le Seigneur nous appelle aujourd’hui et à jamais.

 

Mgr Albert LeGatt : "Notre modèle est saint Joseph"
Le 1er juillet, notre diocèse a célébré un Acte de Confiance en saint Joseph à la Cathédrale de Saint-Boniface.
Lors de la messe, Peter Tran, séminariste diocésain, a été institué au ministère du lectorat.
Dans son homélie sur l'Évangile de Mathieru (1,16-24), Mgr LeGatt a évoqué le legs tragique des Pensionnats autochtones, et a demandé que nous tirions exemple et courage de saint Joseph.

 

Réflexion de Mgr Albert sur la demande de pardon du Pape
Monseigneur Albert nous propose une réflexion sur son écoute et son amitié continus avec plusieurs personnes, surtout les personnes Autochtones, particulièrement avec les Autochtones Catholiques de notre archidiocèse. La Commission de vérité et de réconciliation a émis un appel à l’action, demandant que le Pape émette une demande de pardon officiellement, au nom de l’Église canadienne et aussi de l’Église universelle, pour les torts qui ont été commis contre les personnes Autochtones lors des Pensionnats Indiens.
Le Pape a-t-il refusé de se faire? Non. En cette vidéo, Monseigneur Albert réfléchit sur comment le Pape François pourrait au lieu être en train d’attendre pour que l’Église du Canada, évêques, clergé et tous les fidèles, à continuer leur travail attentif en vue de la réconciliation et du pardon, travail essentiel pour qu’une telle excuse puisse avoir un réel effet, lorsque le temps et le contexte y seront propices.
En cette optique, la rencontre annoncée en décembre prochain qui aura lieu à Rome entre le Pape François et des représentants des Premières Nations, Métis, et Inuit, particulièrement des survivants des Pensionnats Indiens, sera un autre pas vers cet objectif. Entre temps, nous sommes appelés, toutes et tous, à continuer notre écoute, humblement, et que nous soutenons de chercher la paix, la réconciliation et la guérison, comme le Christ le désire pout toutes et pour tous.

 

Mgr LeGatt : Honorez votre père et votre mère
Le Pape François a institué la célébration, à l'échelle de l'Église Universelle, de la 1ère Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. À partir de ce 25 juillet, il se tiendra chaque année tous les 4e dimanches de juillet. Le thème de cette première Journée mondiale est: « Je suis avec toi tous les jours » (cf. Mt 28, 20), visant à manifester la sollicitude du Seigneur et de l’Église aux personnes âgées et à souligner la proximité intergénérationnelle entre les jeunes et les personnes âgées.
Ainsi, Monseigneur Albert propose une réflexion, cette semaine, sur le rôle vital que jouent les arrière- et les grands-parents au sein de chaque famille, et même dans la société au large, et il prend un moment pour partager sur l’impact que ses grands-parents on eut sur lui. Le 4e commandement, qui nous interpelle à honorer notre père et notre mère, n’est jamais totalement compris sans prendre en compte les enfants adultes qui sont appelés à prendre soin de leur parents vieillissants. Ce commandement n’était jamais vraiment destiné aux enfants, mais d’abord aux adultes, qui pourraient parfois oublier de s’occuper de, d’être attentifs à, ou d’appuyer leurs parents vieillissants. Cette année, prenons un moment pour réfléchir sur ces réalités et sur le vrai don que sont ces sages pour nous, personnellement, mais aussi pour la société au sens large, et pour prier pour eux.
➡️ Plus d’infos et ressources ici: https://bit.ly/2VLqUCn

 

 

Mgr LeGatt : S'éduquer afin de vraiment reconnaître
L’honorable Murray Sinclair, en son travail ardu pour la vérité et la réconciliation, a suggéré que le chemin à prendre passe d’abord par la reconnaissance, ensuite par la demande de pardon, et enfin par l’action. Cette semaine, Monseigneur Albert propose une réflexion sur les démarches qui doivent être entreprises au sein de l’Église Catholique canadienne, à la fois au niveau hiérarchique qu’au niveau charismatique, laïque, pour qu’une demande de pardon soit fait avec intégrité, et pour qu’on puisse ensuite passer à l’action de façon vraie et concrète.
La raison pour laquelle plusieurs dans l’Église Catholique canadienne pourraient éprouver de la difficulté à passer à la demande de pardon, c’est que cette reconnaissance ne s’est pas encore totalement faite. Nous devons ainsi nous efforcer, tous et chacun, proactivement, à nous informer et à nous éduquer, en tant que catholiques d’aujourd’hui, pour ensuite arriver à vraiment pouvoir reconnaitre le péché qui s’est produit avec ces plus de 150 000 enfants, enlevés de leurs familles et envoyés aux pensionnats, ainsi que la tragédie de la colonisation. Ce ne sera qu’à ce moment que nous pourrons arriver à exprimer une demande de pardon avec intégrité. Et ce ne sera qu’à ce moment-là qu’on pourra vraiment passer à l’action, avec intégrité et authenticité, à la fois au niveau institutionnel, mais d’abord au niveau individuel, interpersonnel.

 

 

Énoncé de Mgr Albert LeGatt face aux paroles troublantes de l'abbé Rhéal Forest
Cette semaine, Monseigneur Albert réagit aux paroles troublantes énoncées par l’abbé Rhéal Forest, portant sur les Pensionnats Indiens. En ce faisant, il clarifie deux éléments essentiels pour bien comprendre sa réflexion actuelle sur de tels incidents et sur la plus grande situation. D’abord, il ne suffit pas de retirer simplement ce qui a été dit. Il exprime ainsi son désavouent total, catégorique, des paroles fausses qui ont étés prêchées. Ces paroles étaient fausses, et en plus, étaient profondément blessantes aux survivants des Pensionnats et à leurs êtres chers. Ensuite, un simple énoncé de regret de suffit pas, non plus.
Mgr Albert nous invite, ainsi, à demander pardon aux personnes Autochtones. Le regret pourrait vouloir dire plusieurs choses, et risque, dans certaines situations, simplement renforcer les dynamiques de pouvoir qui sont déjà à l’oeuvre. Au lieu, il appelle tous les Catholiques, lui en premier, à demander pardon, d’une position de profonde humilité et de vulnérabilité, demandant, comme Église, que les peuples Autochtones considèrent pardonner, pour tous les maux qui leur ont été faits, et qui sont renforcés à nouveau lorsque des paroles, comme celles de l’abbé Forest, sont prononcées. Ces incidents récents servent de rappel de la plus grande conversion à laquelle nous sommes appelés, comme Église, comme nous continuons à nous attaquer aux attitudes et aux réflexions racistes qui perdurent. Veuillez prier pour notre Église, surtout ses leaders, comme nous continuons à cheminer dans les chemins de reconnaissance, de contrition, de pardon, et de réconciliation.

 

 

Mgr LeGatt : Être de vraies sources de compassion
Encore plus que la pandémie, la sécheresse et l’incertitude politique, c’est la question de la réconciliation avec les personnes Autochtones qui est la plus saillante au travers de cette saison estivale. C’est vraiment la problématique de notre époque, et quand nous adressons ces questions, il pourrait être tentant pour les personnes non-Autochtones de penser que cela ne les touche pas, ou que cela ne leur appartient pas, les tentant de s’en laver les mains. Mais, notre réponse à toute souffrance humaine, comme chrétiens et comme personnes de bonne volonté, doit être la compassion.
Nous avons la responsabilité de rencontrer les personnes dans leur souffrance, dans leur douleur, et d’être comme Jésus pour eux. Ainsi, bien que la reconnaissance de la responsabilité partagée par l’Église, les gouvernements et d’autres institutions dans ces question, et appeler ces institutions à la restitution pour ces torts, est urgent, encore plus urgent est la tâche pour nous d’être présents dans la souffrance de l’autre: personne à personne, dans leur douleur, comme Jésus, à l’écoute et avec compassion, à leur histoire et à leur coeur. Voilà vraiment notre responsabilité comme chrétiens, et voici ce à quoi Jésus nous appelle aujourd’hui.

 

 

Mgr LeGatt : Oeuvrer ensemble en vue d'une excuse formelle
La question d’une excuse officielle, au niveau local, de la part de l’Archidiocèse de Saint-Boniface, envers les survivants des pensionnats Indiens, occupe le coeur de Monseigneur Albert depuis quelques temps. Il prend cette opportunité, cette semaine, pour offrir des indications sur ce processus et sur les progrès constatés vers cette excuse, ainsi que les initiatives entretenues par l’archidiocèse pour continuer à mener à cette excuse formelle.
Depuis plusieurs années, un dialogue continu a été entretenu entre Monseigneur Albert et les aînés Autochtones locaux, pour assurer que toute excuse soit faite de façon qui mène vraiment à la réconciliation et à la guérison: au temps qui leur est propice, selon leur initiative. Cette excuse formelle se fera, et plus d’une fois. Mais à ce point-ci, la question est de s’assurer que cela soit fait selon les besoins des personnes Autochtones, pour mener à la réconciliation et à la guérison.

 

 

Vidéo pour la Journée nationale pour la vérité et la réconciliation
En préparation à la Journée nationale pour la vérité et la réconciliation le jeudi 30 septembre 2021, Monseigneur LeGatt et Mireille Grenier, directrice des Services pastoraux, ont parlé de la vision pour la réconciliation dans l’Archidiocèse de Saint-Boniface et d’autres questions. Ce dialogue est disponible au site Web et sur la page Facebook de l’Archidiocèse.

 

Ressources

 

Vidéos

 

Appels à l'action

 

À l'écoute des voix autochtones - Groupes de discussion

 

Déclarations de l'Église catholique sur la vérité et la réconciliation

 

Couverture médiatique